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  • Numéro 4 / juillet-août 2011

    Etude d’image 2011 du gaz naturel: Fukushima est passé par là

    Le millésime 2011 de l’étude d’image quadriennale est de ceux qui marquent les esprits. Récolte d’informations par deux méthodes différentes, adaptation des questionnaires en conséquence, doublement de l’échantillon national, sondage pratiqué en plein syndrome post- Fukushima : tout concourait à bouleverser les résultats et à brouiller l’analyse. Au final, l’appréciation est globalement positive pour le gaz naturel, même si le risque de se retrouver au coin avec le bonnet d’âne reste perceptible. Ce n’est pas le moment de s’endormir sur nos lauriers, dont la feuille symbolise le gaz naturel.

    Nouvelles questions et nouvelle méthode

    Pour coller au plus près des réalités du marché, plusieurs thèmes ont été intégrés dans l’étude 2011, alors que d’autres ont été supprimés. Dans la catégorie des nouveaux entrants, la pompe à chaleur à gaz, la production d’électricité thermique, le biogaz, Minergie et la satisfaction clients. Les questions sur le gaz naturel carburant (traité spécifiquement dans l’étude Gazmobile) et le CO2 constituaient les sortants. Effectuée habituellement au moyen d’interviews téléphoniques assistées par ordinateurs (CATI), l’étude d’image nationale 2011 a donné l’occasion de tester une nouvelle méthode : le sondage « en ligne », sur internet. Un deuxième questionnaire accessible par simple lien internet a donc été développé spécialement. A la différence de la méthode CATI, qui vise plutôt des réponses spontanées, la méthode « en ligne » laisse le temps de la réflexion aux personnes interrogées. En terme de représentativité, les participants au panel Internet sont dans leur ensemble représentatifs des personnes âgées de 15 à 74 ans assimilées linguistiquement en Suisse alémanique, en Suisse romande et au Tessin. Dans ce panel, plus de 110'000 participants actifs assurent que les groupes cibles les plus rares peuvent aussi être interrogés. C’est ce qui a été fait auprès d’environ 1'200 d’entre eux, qui comme pour le sondage CATI, étaient répartis dans trois « bassins de distribution gaziers » (GVM, VGOZ, Gaznat).

    Buts atteints

    Un des buts de l’introduction de ce type de sondage en plus de la méthode CATI était de mesurer les écarts et de vérifier la cohérence des réponses. Un autre but visait à « caler » les résultats de l’étude « en ligne » sur ceux des années précédentes, pour une mise en œuvre plus rapide et plus fréquente de l’étude, tant au plan national que local. Premier constat : l’analyse comparative des résultats des deux méthodes montre des tendances communes, avec quelques différences d’appréciation pour certains thèmes (par ex. en spontané-CATI, l’image environnementale du gaz naturel est meilleure qu’en ligne). Globalement, la présentation faite par les 2 instituts (GfK et Link) lors de la séance de clôture 2011 de la commission marketing nationale a démontré la cohérence des deux approches et confirmé la pertinence des résultats. CQFD.

    Les préoccupations du public changent

    A la lumière de la catastrophe de Fukushima, personne ne sera surpris d’apprendre que le public est plus que jamais préoccupé par les questions liées à l’énergie. Pour preuve, 86% des personnes interrogées ont un intérêt marqué pour ce thème. Sans surprise également, les thèmes de l’insécurité, du stockage des déchets radioactifs et de l’énergie atomique en général remportent la palme des préoccupations des personnes interrogées. Les problèmes de l’épuisement des ressources naturelles et de la pollution de l’air – deux thèmes prioritaires en 2007 - sont quant à eux passés au deuxième plan. Le vent tourne : l’énergie atomique suscite l’inquiétude et n’a plus la cote. Le public craint moins l’épuisement des ressources naturelles et relativise le changement climatique.

    Principaux dangers liés au domaine énergétique.
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    Principaux dangers liés au domaine énergétique.

    Des bons points pour le gaz naturel

    Au chapitre des bonnes nouvelles, comme en 2007, le gaz naturel est spontanément considéré comme un produit naturel, une énergie propre et favorable à l‘environnement. Même si la tendance constatée en 2007 en faveur de sources d‘énergies renouvelables se poursuit en 2011 avec une préférence marquée pour le solaire, le gaz naturel reste en bonne place, derrière les pompes à chaleur (électriques) mais devant le bois. A noter qu’en 2010, la vente des pompes à chaleur électriques a régressé de -2.7% (après avoir stagné en 2009), avec 20'044 unités vendues en Suisse, dont 59% de modèles air-eau dont le rendement se dégrade considérablement à partir de 5°C environ. De façon plus générale, l’étude nous informe aussi sur les points suivants :

    • L‘image du mazout continue à se détériorer.
    • Les avantages environnementaux, de simplicité d’utilisation et de gain de place du gaz naturel sont toujours d’actualité.
    • Le biogaz est considéré comme une énergie renouvelable (zone Gaznat :57%, GVM :70% et  VGOZ :75%) et 57% des ménages estiment qu’il jouera à l‘avenir un rôle plus important.
    • La satisfaction à l’égard des distributeurs locaux s‘est améliorée dans presque tous les domaines par rapport à 2007.
    • La mémorisation de la publicité est demeurée inchangée.
    Associations spontanées avec le mot « gaz naturel ».
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    Associations spontanées avec le mot « gaz naturel ».

    Importance future des sources d’énergie. Illustrations : source GfK.
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    Importance future des sources d’énergie.

    Illustrations : source GfK.

    Efforts de communication à poursuivre

    Les événements de Fukushima ont fortement marqué les esprits et ébranlé les certitudes concernant la sécurité des infrastructures énergétiques et la confiance dans les institutions. Une insécurité générale et la peur d‘un accident occupent maintenant nouvellement les premiers rangs des préoccupations. La mention d‘“explosion“ associée au gaz naturel a plus souvent été citée qu’en 2007 et est symptomatique du climat ambiant. En ce qui concerne l‘appréciation de l‘importance future des différentes sources d‘énergies, on constate une augmentation particulièrement forte de l‘énergie hydraulique. 72% des ménages tablent sur un rôle plus important. En 2007, ils étaient 58%. Dans le cas du gaz naturel également, une majorité relative continue de penser que son importance va grandir dans l‘avenir (44%). Mais en 2007, ils étaient encore 54%. Globalement, le risque d’image est bien présent, plus particulièrement en Suisse romande où la perception du gaz naturel est tendanciellement moins bonne. A titre d’exemple, plusieurs différences ont été relevées entre les régions linguistiques:

    • 13% des personnes interrogées pensent que le gaz naturel impacte l‘environnement. Elles ne sont que 7% en Suisse alémanique.
    • 24% des personnes interrogées réfutent l’avantage économique du chauffage au gaz naturel. Elles sont seulement 12% en Suisse alémanique.
    • Lorsqu‘il s‘agit d‘évaluer la disponibilité du gaz naturel à l‘avenir, 36% des romands répondent non, contre 23% en Suisse alémanique.

    Enfin, deux autres constats méritent également une attention particulière en matière de communication. D’une part, le déficit de notoriété de l’application « pompe à chaleur à gaz » dont 69% des sondés ignorent l’existence et d’autre part, le très faible niveau de mémorisation des actions de sponsoring de l’industrie gazière, qui passe de 16% en 2007 à seulement 8% en 2011. A noter que le recul est particulièrement marqué en Suisse romande.

    Plan d’actions à suivre

    L’analyse des résultats de ces deux études croisées a d’ores-et-déjà permis d’identifier les principaux axes d’amélioration dont l’industrie gazière va tenir compte lors de l’élaboration de son nouveau plan d’actions. Celui-ci sera prochainement présenté aux organes dirigeants de la branche et communiqué plus largement aux entreprises gazières. (pak)

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