Gaz naturel

Hausse de 11 % du biogaz suisse injecté dans le réseau

Zurich, 22.03.2018 - Ventes de gaz en 2017

Les ventes totales de gaz naturel et de biogaz se sont chiffrées à 39 229 GWh en Suisse en 2017 (+0,5 %). Le biogaz de production indigène injecté dans le réseau gazier s’est inscrit à 341 GWh, en hausse de près de 11 % par rapport à l’exercice précédent.

L’industrie gazière suisse va encourager résolument l’injection de gaz renouvelables ces prochaines années. L’objectif est de porter leur part au marché thermique à 30 % d’ici à 2030. Ce mix permet de réduire les émissions de CO2 de 50 % par rapport au mazout. Le cap est bon, comme en attestent les chiffres les plus récents. En 2017, la production indigène de biogaz injecté dans le réseau a pu être augmentée de presque 11 % par rapport à 2016. En Suisse, on compte aujourd’hui quelque 30 installations de biogaz qui injectent leur produit directement dans le réseau ; des installations supplémentaires sont en phase de construction ou de planification. 

L’industrie gazière encourage de manière ciblée de nouvelles installations par le biais de son Fonds biogaz. En 2017, des aides pour un montant total de 3,4 millions de francs ont été versées. Ce soutien permet de corriger les mauvaises incitations liées aux subventions fédérales à la production électrique à partir de biogaz (rétribution à prix coûtant, RPC), qui présente un moins bon bilan énergétique. Pour que l’industrie gazière puisse continuer de développer la production de gaz renouvelables, il faut consentir des efforts supplémentaires, notamment financiers. Il faut en particulier aussi améliorer les conditions-cadre, en commençant par la reconnaissance générale du biogaz comme énergie renouvelable dans le domaine du chauffage, la reconnaissance des importations et une affectation partielle de la taxe CO2 à la promotion des gaz renouvelables. L’industrie gazière paye chaque année plus d’un demi-milliard de francs de taxes CO2 ; une partie de ce montant devrait être utilisée pour promouvoir la production et l’injection de gaz renouvelables.

Ces dernières années, un grand nombre d’entreprises gazières ont intégré une part fixe de biogaz dans leur offre standard de gaz naturel (5 ou 10 % généralement). Plusieurs d’entre elles proposent à leurs clients une part plus importante de biogaz à titre optionnel. Le recours au biogaz permet d’abaisser encore plus les émissions de CO2

Avec une part de 13,7 % de la consommation finale d’énergie, le gaz naturel/biogaz est le troisième agent énergétique de Suisse. Trois quarts de la population suisse ont accès au gaz naturel grâce à son réseau de quelque 20 000 km de conduites. Un bon tiers de la consommation suisse de gaz naturel est absorbé par l’industrie, qui l’utilise principalement pour la production d’énergie de processus. Avec son infrastructure réseau, le gaz a un rôle clé à jouer dans la refonte du système énergétique. Il peut largement contribuer à l’avènement d’un approvisionnement énergétique renouvelable, rentable et sûr, notamment durant les mois d’hiver. 

Ménager le climat en roulant au gaz 

En 2017, on dénombrait en Suisse au total 13 297 véhicules respectueux de l’environnement propulsés au gaz naturel/biogaz (+3 % par rapport à 2016). La proportion moyenne de biogaz dans le carburant a frôlé les 25 % en 2017. Les véhicules propulsés au gaz naturel/biogaz émettent non seulement nettement moins de CO2 que les véhicules propulsés à l’essence ou au diesel, mais encore moins de particules portant atteinte à la santé et à l’environnement comme les poussières fines ou les oxydes d’azote, qui ont fait les manchettes dans le contexte du « dieselgate ». Quel que soit l’avenir du diesel, les véhicules à gaz proposent aujourd’hui déjà une technologie éprouvée, qui ménage le climat et l’environnement. Le dernier classement EcoMobiListe de l’Association Transports et Environnement (ATE) le confirme une fois de plus, en plaçant les véhicules à gaz aux avant-postes. 

Renseignements:

Thomas Hegglin, porte-parole de l’ASIG, 044 288 32 62, hegglinerdgas.ch
Zurich, le 22 mars 2018